L'architecture des arbustes est souvent constituée de divers modes de ramification qui peuvent se conjuguer. Il est donc
souvent difficile d'effectuer des classements de façon catégorique.
Le tableau ci-après propose une tentative d'analyse, basée sur l'observation des comportements des plantes. les arbustes
sont regroupés par type de vegétation mais des différences peuvent apparaître d'une espèce à l'autre voire d'un cultivar à
l'autre et selon la nature du sol, le climat général, les années, la provenance des plantes, leur mode de multiplication et les
modes de taille appliqués.
Le bon vieillissement en l'absence de taille est considéré s'appliquer à des arbustes plantés à des distances de plantation
adaptées au type de végétation et avec un maximum d'objectivité.
Dans son éclectisme sans limites, la nature a engendré une multitude de végétaux dont les comportements sont multiples.
Scientifiques et utilisateurs s’acharnent à comprendre et à classifier les différentes
réactions des végétaux ligneux car pour mieux les utiliser et mieux les entretenir, il est
important de connaître leur mode de construction, la façon dont ils établissent leurs ramifications.
Si les principes de ramification et de construction des arbres sont relativement simples et assez bien connus, ceux des
arbustes sont beaucoup plus complexes et il reste encore beaucoup à comprendre. De plus, pour compliquer la donne, plusieurs
principes peuvent se cumuler et l’architecture des arbuste s est fréquemment le résultat d’une
combinaison de caractéristiques génétiques et de comportements liés à des contraintes ou
facteurs environnementaux, notamment la distance de plantation et les méthodes de taille
Les arbustes construisent leurs ramifications selon trois principes majeurs, basitonie, acrotonie et mésotonie, auxquels se rajoutent arcures
et inclinaisons, des réactions d’ordre majoritairement comportementales liées à l’environnement, notamment aux
distances de plantation et à l’absence de taille.